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08/03/2010

TRP, les conclusions de Barcelone

On ne redira jamais assez que le Tribunal Russell pour la Palestine qui s'est réuni à Barcelone au tout début mars 2010 s'était donné pour mission d'évaluer la responsabilité de la communauté internationale et, plus spécifiquement celle de l'Union Européenne quant à sa possible collaboration, active ou passive, avec les acteurs directs du conflit israélo-palestinien.

Le TRP agissait comme tribunal de la conscience. Il cherche à apporter de facto son concours à la Cour de Justice Internationale. Ses conclusions rendues publiques en fin de semaine, ne sont certes pas contraignantes sur le plan juridique. Elles n'en constituent pas moins une énième tentative pour renforcer un objectif de pacification conforme aux principes énoncés par la DUDH de 1948.

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Le TRP en appelle ainsi à l'Union européenne et à chacun de ses Etats membres pour que soient respectées les clauses du droit international concernant :
  • Les résolutions de l'Assemblée Générale des Nations Unies
  • Les dispositions du Traité de Lisbonne de l'UE entré en vigueur en Décembre 2009

... et, «au cas où l'UE et les Etats membres n'en montreraient pas le courage, le Tribunal compte sur les citoyennes et les citoyens de l'Europe pour exercer les pressions nécessaires (...)», afin que cessent :

  • les exportations d'équipements militaires,
  • les importations de produits israéliens en provenance des territoires occupés
  • et, d'une façon générale tout commerce né d'accords d'association ou de partenariat avec un Etat d'Israël en délicatesse avec le droit international (le rapport Goldstone l'ayant mis en évidence), et les droits de l'homme qu'il implique.

Cette conclusion intermédiaire du TRP doit être comprise comme un appel à organiser un boycott sélectif et à marquer de sa désapprobation toute entreprise ou manœuvre tendant à perpétuer l'injustice faites aux victimes civiles qui ne demandent qu'à sortir d'un enfermement meurtrier.

Après Barcelone, d'autres sessions se tiendront d'ici 2012, d'abord à Londres, en fin d'année 2010, puis en Afrique du Sud, en 2011, et enfin probablement aux Etats-Unis.

Reste à espérer qu'alors les responsables de l'Union Européenne et de ses Etats membres ne se contenteront pas de décliner par courrier l'invitation qui leur est faite de venir s'expliquer sur les raisons de leur bienveillance à l'égard des belligérants, bienveillance qui ne fait qu'aggraver le sort des populations sur le terrain.


Documentaire : Gaza-Strophe, le jour d'après sur France Ô
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La principale difficulté rencontrée par le TRP est sans doute de donner l'impression de se focaliser sur l'unique responsabilité du gouvernement israélien. Ce qui constitue une mauvaise raison (toute faite) pour la partie de la communauté internationale qui souhaite à travers le statu quo être dégagée de toute implication.
Sans que soit évitée la mauvaise foi consistant à affirmer, par exemple que «(...) la conduite de Tsahal dans l'opération «Plomb durci» n'a pas affecté son engagement aux droits de l'homme, mais l'a plutôt renforcé. (...)», ou que toute critique adressée à Israël et à ses dirigeants relèverait d'un antisémitisme avéré.

Il n'existe malheureusement pas d'Etat qui ne soit susceptible d'enfreindre les Droits de l'Homme, pas même Israël, et c'est précisément la raison d'être du TRP qui s'appuie sur la justice pénale internationale.

Dernières nouvelles (7 mars - AFP)

Autres notes du blog sur le sujet :
Novembre 2009 ; Février 2010

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