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16/08/2012

L'urgence

 

La pensée des philosophes est parfois inaccessible dans l’instant. C’est lorsqu’elle devient intelligible, qu’elle passe dans le domaine public, qu’il risque d’être trop tard, qu’il faut accélérer le mouvement en réaction.

Deleuze, néo-fascisme« Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore […]. Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une « paix » non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma. » 

Gilles Deleuze, février 1977, Deux régimes de fous – Textes et entretiens 1975 – 1995, Les éditions de Minuit, 2003.

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